Assassin's Creed en test : Ne pas croiser de capuches

Publié le par Soichiro-damma




Présenté en 2005, Assassin's Creed avait fait sensation de part son esthétique et son concept. Incarner un assassin en pleine époque des croisades, se déplacer dans des environnements ouverts à la GTA, se glisser dans le dos d'une cible et planter discrètement sa lame dans le dos du pauvre malheureux. L'attente fut longue et c'est en 2007 que débarqua les aventures D'Altaïr, l'assassin déchue.

 

 AC.0

 

 

Reculer pour mieux sauter.

 

 

Pourquoi déchue ? Et bien parce que notre camarade Altaïr est un brin orgueilleux et sûr de lui, des défauts qui l'amèneront a échoué une mission importante qui causera la mort de plusieurs membres de la secte assassin. La sanction, la perte de son statut de maître assassin et le retour en bas de l'échelle. Adieux arsenal de parfait tueur, on vous renvoi armé d'une vulgaire lame et c'est tout. Il va falloir batailler pour retrouver ses galons. Si l'intrigue d'Assassin's Creed propose son lot de surprises et d'éléments pour le moins inattendu, il serait dommage d'en dévoiler plus. Sachez juste que votre objectif sera de faire tomber les têtes des neuf personnes inscrites sur une mystérieuse liste que votre maître vous confiera.

 

Ac.1

 

 

Sam Fisher et le Pince de perse sont sur un beau, Sam Fisher tombe à l'eau...

 

Assassin's Creed est un jeu d'action-infiltration-plateformes à la sauce open world. L'infiltration, Ubisoft connait, avec une licence désormais célèbre : Splinter Cell. Quant à l'action plateforme, le studio basé à Montréal peut se reposer sur le travail déjà effectué avec la série Prince of Persia. On retrouve donc forcément des similitudes dans Assassin's Creed ; le joueur se balade à travers différentes villes, escaladant les bâtiments façon prince de perse ou bien se glissant a pas feutrés derrière un garde façon Sam Fisher. Le tout dans un univers médiéval dès plus crédible. Pour ce qui est de la cohérence de l'univers, il faut reconnaître qu'Ubisoft a fait fort ; c'est bien simple on jurerait avoir remonté le temps. Une imersion renforcée par des graphismes plus que corrects, surtout en ce qui concerne les décors, les personnages eux (hormis le héros et d'autres personnages principaux) sont un peu moins gâtés. Les graphismes tiennent la route malgrès quelques fausses notes de-ci de-là et quelques ralentissements peu convenues, on remarque par exemple un clipping assez prononcé par moment, avec des villageois apparaissant et disparaissant pratiquement devant le joueur. Un défaut inhérent au genre "open world", mais qui fait toujours tiquer surtout sur consoles "next gen".

 
AC.3

Courir, sauter, escalader, tuer, manger, nager et tout cela avec un seul bouton.



N'ayant rien à envier au prince de perse, Altaïr possède l'agilité d'un félin et manie aussi bien la lame que l'escalade. En conséquence, le gameplay de cet Assassin's Creed se révèle être souple et facile à prendre en main, l'animation et la fluidité des actions de notre héros encapuchonné force le respect et tout s'enchaîne sans le moindre accroc ; que ce soit lors de déplacements, des fuites ou des combats. On ressent le même enthousiasme que devant un bon Prince of Persia ... puissance 10. Tout s'enchaînent parfaitement, tout y est simple, peut-être même un peu trop.


AC.4

Répé
répé répé répétitif



Les contre attaques mortelles sortent comme un rien, les poursuivants sont rarement très tenaces et la furtivité semble facultative la plupart du temps. "Facile", c'est bien le mot qui restera gravé dans la mémoire de ceux qui joueront à Assassin's Creed ; a moins que ce ne soit "répétitif". Car oui le jeu souffre d'un manque de variété flagrant, il suffit pour cela de voir le nombre faiblard de mission à accomplir avant de faire tomber la tête du chef du coin. Assassiner deux ou trois garde, épier une conversation, escalader un bâtiment ou volet un objet, tout cela se répète bien trop et apporte une redondance pas franchement bienvenue. On a toujours l'impression de faire la même chose et en fait c'est ce que l'on fait. Et si sauter d'une poutre pour retomber directement sur un garde et l'abattre dans la foulée est grisant les dix premières fois, les vingts suivantes le sont de moins en moins. C'est dommage, car l'histoire est vraiment intéressante et le joueur aura envie de connaître le fin, qui viendra assez vite soit dit en passant. 




Enfin, pour ce qui est du point de vue sonore, le jeu est intégralement en français et propose des doublages très correct et un casting de voix qui feront sans doute tilter les fans de Star Wars. En ville, les habitants réagissent à vos actions et à vos acrobaties (tantôt en bien d'autres fois en mal), les marchands et les crieurs public récitent leur propagande sans relâche et avec conviction et les musiques suivent bien l'action. Bref un bon point qui vient une fois de plus rendre l'expérience de jeu la plus immersive possible. Mais tout ceci à beau être agréable à regarder, à jouer et à entendre, tout ceci reste un jeu vidéo et plusieurs incohérences viennent nous le rappeler (comme le fait que notre ami Altaïr se cache parmi les érudits armés jusqu'aux dents et que cela passe inaperçu). De légers détails bien maigre en comparaison au manque de variété évoqué plus haut, le réel gros défaut du jeu.



AC.5

 

 

Console : Xbox 360 (existe aussi sur PS3 et PC)
Editeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Montréal
Genre : Action/Aventure
Mode de jeu : solo uniquement

 


L'avis de Pseudoless:

 

 

15/20 

Conclusion: 



On en attendait beaucoup et comme souvent dans ce genre de cas, la déception pointe le bout de son nez. Une légère déception, car si Assassin's Creed n'est pas un mauais jeu, il n'est pas le hit ultime que l'on espérait. Trop court, trop linéaire et bien trop répétitif, voilà bien là les défauts qui ne sont pas compensés par une plastique et une touche artistique réussies et qui font qu'Assassin's Creed rate de peu la 1ere place du podium. Un coup de lame secrète un peu dans l'eau, mais qui sera sans doute bénéfique pour sa suite qui sera à peaufiner afin d'améliorer tout ça.

 

 

 

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Publié dans Test

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