Yo yo yo, c'est le test d'Afro Samuraï bro !

Publié le par PsEuDoLeSs

 A la base, Afro Samuraï est un manga qui a été adapté en une série d'animation de cinq épisodes en 2007. Sans être révolutionnaire, la série avait fait sa petite impression grâce à son savant mélange de samuraï et de hip hop (sûrement encore plus marqué que dans Samurï Champloo), son cast de voix américaine (Samuel.L Jackson, Ron Perlman et Yuri Lowenthal) et comme c'est couvent le cas, de série d'animation allait passer par la case jeu-vidéo. C'est donc sur consoles HD que le samuraï aux getas sur coussins d'air et à la coupe afro flottante au gré du vent débarque dans un beat'em up hip hop et sanglant.



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Ca va trancher chérie :


Petit rappel du synopsis d'Afro Samuraï (L'anime). Il existe deux bandeaux dans le monde, celui qui porte le bandeau marqué numéro 1 est le roi de la montagne (au sens métaphorique du terme bien sûr, il ne gagne pas une montagne) et est considéré comme un Dieu par tout le monde. Seul le porteur du bandeau numéro deux peut venir le défier pour le bandeau. Par contre, tout le monde peut défier le porteur du numéro deux. Jadis, c'était le père d'Afro qui était le numéro uno ; jusqu'à ce qu'il se fasse tuer devant son fils par un cow-boy du nom de Justice (rien à voir avec le groupe de musique). Assistant à la décapitation de son père, Afro jurera de se venger de Justice et de récupérer le bandeau numéro un. Déjà pas mal décousu dans l'anime, le scénario l'est encore plus dans le jeu-vidéo. Pour vous dire, alors que je connaissais l'anime, il m'est arrivé de ne rien comprendre à ce qu'il se passait à l'écran. Evidemment, adapter si peu d'épisodes en jeu demande d'étoffer un peu le tout en ajoutant du neuf par-ci par là. Une pratique louable, sauf que ceux qui ont vu les cinq épisodes d'Afro Samuraï seront surpris de ne pas reconnaître la moitié des niveaux du jeu. Il aurait fallu faire, soit une adaptation plus fidèle de l'anime, soit une grosse préquelle, pas un mix bizarre des deux, car du coup l'on a parfois du mal à intégrer le jeu dans la chronologie de l'anime.



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Motherfuckin gameplay :


Comme il a été dit au tout début de ce test, Afro Samuraï est sans surprise un beat'em up dans lequel le joueur incarne Afro qui découpe le moindre ninja du dimanche qui vient l'importuner. Un bouton pour les coups rapides, un pour les coups puissants, un pour les coups de pieds et un pour sauter, voilà pour les quatre touches de la manette. Viennent ensuite les gâchettes, une sert aux parades, une autre à la concentration (j'expliquerai plus tard) et une dernière sert à déclencher la furie. Comme vous l'avez donc deviné, Afro Samuraï ne suit pas le modèle God of War et propose une caméra libre et par conséquent, le joystick droit ne sert pas aux esquives, mais bien au recadrage de la caméra.
Croyez le ou non, mais pour faire une simple roulade il faut exécuter une combinaison de trois touches, oui trois. Il faut se mettre en parade, activer la concentration et incliner le joystick gauche dans la direction souhaitée. Autant dire que la roulade ne sera pas votre outils de défense préféré. Le hic, c'est que l'autre moyen d'esquiver (a savoir un saut sur le côté) demande une manip tout aussi peu confortable. Et croyez-moi, un beat'em up où le seul moyen de se défendre et de parer ou de sauter n'importe comment partout, c'est aussi peu pratique que stylé et ce n'est pas les (assez fréquents) problème de caméra qui viendront vous aider.



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Quand on test un beat'em up ; un des critères à prendre en compte (le plus important même selon moi), outre la réalisation technique, la bande-son et le reste, c'est de voir si le fait de tout tuer à l'écran est fun tout simplement. Malheureusement, concernant Afro Samuraï la réponse est, ben pas tellement en fait. Si les différents combos réalisables ont une certaine classe sur le papier, dans la pratique et surtout encerclé de plusieurs ennemis qui tapent comme des sourds, tout cela ne donne pas une impression de puissance, mais rend le tout brouillon. Rarement sur un beat'em up je n'ai eu cette impression de jouer à un MMO (vous savez les "combats" où les deux combattants frappent sans discontinuité jusqu'à ce qu'un meurt), d'ailleurs les coups manquent clairement d'impact visuel et sonore. Le point positif par contre, c'est la concentration. Elle déclenche un petit ralentit (bullet time) qui permet de choisir un axe de coupe assez precis, on peut donc couper les chevilles d'un samuraï dont les pieds sont moins protégées ou trancher un péon dans le sens de la longueur. C'est à peu près le seul moment où l'on prend plaisir à découper ses ennemis, car il est vraiment fun de voir les bras, les jambes et tout le reste voler au ralentit dans une gerbe de sang. Afro Samuraï propose un très grand nombre d'axe de coupe (contrairement à Star Wars le pouvoir de la force 2, sorti pourtant un an plus tard), du coup on choisit vraiment où trancher. C'est bien beau la concentration, mais elle demande un certain temps pour être exécutée, aussi il sera bien difficile de couper là où l'on veut quand on se retrouve entouré de plus de quatre personnes. Un petit mini-jeu vous propose même un poker corporel où vous devez trancher les membres de façon à réaliser des paires, des brelan etc. Une idée plutôt rigolote qui impose un minimum de subtilité, mais qui est hélas bien trop présente dans le jeu. La feature de trancher un peu comme on veut est vraiment sympa n'empêche tout de même pas le jeu de tomber rapidement dans une certaine redondance.




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Un bilan plus que mitigé :



Néanmoins, cette redondance ne vous suivra pas longtemps, car le jeu est très court. Moins de six heures pour en voir le bout en difficulté normale (les plus téméraires essayeront la difficulté supérieure qui demande de finir le jeu une fois pour la débloquer). Il y a bien deux trois items cachés qui servent à débloquer des combos, mais déjà qu'il est difficile de placer les plus longs comme on se fait toucher très vite et que du coup le combo est brisé, on ne portera pas vraiment d'importance à ces combos cachés. Je dis que l'on se fait souvent touché, par contre on ne meurt pas souvent, du moins contre le menu fretin. On mourra par contre plusieurs fois contre certains boss injustement difficile et dont on ne vous dit rien. Une arène de dix mètres, un balèze armé d'un lance-flammes d'une portée de cinq mètres, une cadence de tir si rapide que l'on a rarement le temps de monter au filet le frapper, impossible de parer les flammes et si vous le frappez plus de trois fois de suite, il vous repousse d'une charge imparable ... tout un programme. Le moyen le plus efficace que votre serviteur ait trouvé c'est de le frapper trois fois d'affilé et d'éviter sa charge à l'aide d'une roulade, oui vous avez bien lu, il faut taper trois fois et ensuite faire la combinaison de concentration+parade+joystick pour l'éviter et le retoucher trois fois. Sachant qu'il faut entre 15 et 18 coups pour passer au pattern suivant et que le bougre a trois pattern et qu'en plus il fait bien mal et que vous avez deux trousses de soin (des ours en peluche qu'il faut cogner) ; autant dire que l'on serre les fesses. Imaginer donc, que sur 5h40 de jeu, on en perd au moins 30 sur des boss incompréhenssibles. Comme dans Majin and the Forsaken Kingdom, le joueur est tout seul et même s'il galère, personne ne viendra l'aider, pas même Ninja Ninja (la conscience d'Afro).




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Bon je vous l'accorde, jusque là je n'ai pas été très sympa avec Afro Samuraï, mais si le titre souffre de pas mal de lacune, il possède aussi de bons points. Graphiquement parlant, le jeu affiche un rendu cell-shadé crayonné vraiment sympa. Même si la mise en scène utilise trop souvent le spilt screen (qui entraînent des saccades lorsque l'on peut continuer à jouer pendant ce temps) et les ralentis stylistiques, on apprécie l'effort fait pour donner l'impression de jouer un épisode de l'anime. Un mot aussi sur les écrans de chargements sympas, mais qui se coupent parfois en plein dialogues, parlons aussi du HUD épuré où tout est visible directement sur Afro (par exemple, si une aura rouge apparaît c'est que le personnage est au bord du décès). Autre bon point pour Afro, sa bande-son ; tout comme l'anime on retrouve le cast de voix et RZA à la musique, par contre les bruitages manquent vraiment de punch.

Console : PS3 (existe aussi sur Xbox 360)
Editeur : Atari
Développeur : Namco Bandai
Genre : Beat'em up
Mode de jeu : Solo uniquement

12/20



L'avis de PsEuDoLeSs sur Afro Samuraï :



Afro Samuraï ne tient pas du tout la comparaison avec d'autre beat'em up bien plus réussi. Bien trop court, confus dans sa narration et dans ses combats. Le titre peine grandement à convaincre malgré sa réalisation qui tient debout et sa musique hip hop funky de qualité. Un jeu surtout à conseiller pour les fans de l'anime ou aux amateurs de l'univers et de coupe franche. Si le prix n'excède pas 20-25 € grand max, pourquoi pas. Au-dela c'est déjà trop cher payer.

   

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"L'univers hip hop sauve de justesse Afro du rang de navet."

 

 

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Publié dans Test

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Commenter cet article

Soichiro_damma 17/01/2011 22:00



Salut, moi c'est l'inverse j'ai d'abord découvert le jeu que je n'est pas eue le courage de terminé, et je vais repondre pour Pseudoless mais il me semble qu'il a en taté de l'animé puis le jeu,
mais bon il te confirmera ca lui même je pense.



léo-up is back 17/01/2011 21:55



Hey bro'! moi j'ador l'anime !!!


tu l'as déjà regarder ou alors t'as decouvert par le jeux ?


sinnon j'ai jamais test le jeux je ne peut donc point zargumenter sur ce post.



PsEuDoLeSs 17/01/2011 23:07



Effectivement j'avais d'abord regardé la mni serie avant de me pencher sur son adaptaion vidéoludique. C'est d'ailleurs parce que j'avais plutôt bien apprécié l'anime que j'ai décidé de voir ce
que le jeu vidéo donné.