Il court, il court, le test de Mirror's Edge

Publié le par PsEuDoLeSs


Mélange plus ou moins improbable entre FPS et plates-formes, Mirror's Edge attisait la curiosité autant que l'inquiétude. Mine de rien, Electronic Arts mettait pas mal en avant leur titre en faisant grimper le buzz autour de lui. Faith, la jeune acrobate, va-t-elle savoir nous convaincre ? Mirror's Edge assure-t-il ou se repose-t-il sur un simple mélange des genres ? Verdict.



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Là où Faith passe, la poussière trépasse :



Dans un futur proche aseptisé où tout est contrôler, où la moindre informations réfractaires est muselée, où tout est uniformisé et où tout le monde se plie aux normes totalitaire de l'Etat, existe une poignée de résistant qui refuse de se laisser endoctriner. Difficile pour la résistance de communiquer dans un monde où tout est sous contrôle et pour passer un message sans avoir recourt au modernisme surveillé, il faut revenir aux fondamentaux, les pigeons voyageurs ... ou presque. Faith fait partie des messager, elle loue ses services afin de livrer divers messages entre les poches de résistances et pour ce faire, elle ne pourra compter que sur ses aptitudes athlétiques hors du commun. Si le quotidien n'est déjà pas de tout repos, les choses vont empirées lorsque sa soeur deviendra bouc émissaire dans la mort d'un haut fonctionnaire de l'Etat. Faith va donc courir au secours de sa soeurette, dans tous les sens du terme.



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Run Faith run !


Si Mirror's Edge se joue en vue subjective, à travers les yeux de Faith, le titre développé par DICE est clairement plus axé cavalcades sur les toits et poursuites. On nous avait présenté Mirror's Edge comme un jeu de plates-formes à la première personne, on ne nous avait pas menti. Si le level design inspiré permet de folles acrobaties, il faudra néanmoins un petit temps d'adaptation pour s'habituer à la caméra de Mirror's Edge, car contrairement à un FPS basique, la première personne est ici extrêmement poussée. On voit par exemple le corps de Faith (ce qui n'est pas forcément le cas dans tous les FPS, même actuels) et chaque mouvement est très bien rendu, peut-être même trop ... car une roulade ça fait tourner la tête, alors une toutes les dix minutes je vous dis pas.

Bien entendu, Mirror's Edge ne se limite pas à de simple courses folles sur les toits de cet univers où le blanc prédomine et le gouvernement ne va pas vous laisser faire de la résistance impunément. Un peu à l'image de Jet Set Radio, les moyens mis en oeuvres pour arrêter une simple femme qui court vont vous paraître un peu exagérés (infanterie, sniper, helicos etc.), mais cela donne l'occasion de rajouter un peu de piment à l'aide de scènes où ça tire de partout.

Pour les moins pacifiques, sachez que Faith n'est pas exempt de combativité et qu'il lui sera possible de donner coup de poing et de pied, de désarmer et d'utiliser les armes à feu. Petit hic, on s'aperçoit vite que le jeu est plus pensé pour la plates-formes que pour l'action. Si le corps à corps s'en sort pas trop mal (même si première personne signifie confusion lorsque l'on se prend un coup), la visée aux armes est trés approximative et peu confortable. De là à dire que c'est une façon d'encourager la fuite plutôt que les combats, il n'y a qu'un pas. D'autant que Faith n'est pas Rambo et que quelques balles dans la poitrine suffiront souvent à son décès. En parlant de décès, pas mal de séquence de plates-formes auront raisons de Faith et cela plus d'une fois. Si l'apprentissage par l'erreur n'est pas ce qu'il y a de plus gênant, le fait que certains passages impliquent des cut-scenes obligatoires souvent longues rendent la mort vite contraignante.


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Pointure 34 n'empêche pas coup de tatane :



Visuellement, Mirror's Edge offre une réalisation très correct et une esthétique vraiment accrocheuse avec son blanc prédominant et ses couleurs vives. Les rues et les toits sont plus propres qu'à Disneyland, aussi clean que ceux de Portal. Du coup, l'impression de jouer dans une ville entièrement contrôlée est crédible. Autre détail visuel, pas de HUD, l'écran n'est aucunement pollué par une barre de vie et laisse profiter pleinement du monde attachant de Mirro's Edge. Pas de HUD donc pas de mini-map pour s'orienter ? Oui, mais les concepteurs ont opté pour un concept de guidage visuel assez sympa. Le sens urbain. Il permet de savoir où aller et quel élément du décors utilisé pour poursuivre sa course. Il se manifeste par un jeu de couleur rouge vif qui sert d'aiguillage au joueur. Ainsi, même en étant poursuivit par des vigiles, il suffit de repérer la porte rouge qui indique la sortie. Cela donne un petit côté Matrix (poursuite par les agents) assez plaisant. Par contre, si les bonnes portes sont toujours en rouge bien visible, les autres éléments de décors ne changent de couleur que dans vos environs. Ce qui fait que dans certains endroits plus ouvert, il arrive de se perdre un peu et le verrouillage sur l'objectif ne sert à rien, car très mal pensé, il vous montre simplement le point à rejoindre sans se soucier des obstacles qui vous séparent.



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Petit footing matinal :




Niveau sonore, il faut reconnaître que tout est très bien mené. Des musiques aux bruitages, tout est fait pour épaissir la sauce d'un univers prenant et intéressant. Léger bémol avec les doublages français qui proposent du bon et du moins bon.

Là où Mirror's Edge pèche par contre, c'est sur la durée de vie. Entre cinq et sept heures de jeu pour terminer une intrigue principale pas si passionnante que cela, vraiment dommage, car l'univers est réellement plaisant . Alors oui, le jeu propose tout un lot de courses chronométrées, mais dont l'intérêt est assez moindre. Gros problème aussi au niveau du renouvelement du gameplay. La palette de mouvements s'explore assez rapidement et les situations manquent de variétés, ce qui donne l'impression de faire souvent la même chose. D'autant que le jeu est très linéaire. Mention spéciale aux cinématiques du jeu, sous formes d'animation au design particulier qui tranche avec l'esthétique durant le jeu. Certains apprécieront, d'autre (comme moi) trouveront cela un peu cheap.





Console : Xbox360 (existe aussi sur PS3 et PC)
Editeur : Electronic Arts
Devloppeur : Dice
Genre : Action/Plates-formes
Mode de jeu : solo uniquement




L'avis de PsEuDoLeSs sur Mirror's Edge :



Au final : 13/20


Partant d'un concept vraiment intéressant et d'un mélange entre plates-formes et FPS original, Mirro's Edge peine à pleinement nous convaincre. Les premières cabrioles peuvent être grisantes, mais le concept s'use très vite par un manque de variété flagrant et une certaine redondance des actions. La réalisation affiche des décors agréables et une palette de couleurs sympa, la musique est d'une grande qualité par contre les doublages sont médiocres. Le scénario est quant à lui sous-exploité et la durée de vie ridicule. Une preuve évidente qu'un concept ne peut pas porter à lui seul tout un jeu, Mirror's Edge donne souvent l'impression de jouer à une démo technique, un peu comme Portal ... sauf que Portal propose quelque chose de plus consistant. Néanmoins, il faut essayer Mirror's Edge pour la simple et bonne raison qu'il essai d'apporter un peu de neuf dans une marrée de titres bien semblables. Ne reste plus qu'à espérer qu'une suite viendra étoffer l'expérience de jeu.




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"Une idée ne fait pas un jeu "

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Kazei 29/01/2011 07:27



J'ai adoré ce jeu, mon seul regret c'est ca durée de vie et qu'il ni ai pas un mode pour se promener librement dans la ville... je rêve d'un 2.



JIjicaca 25/01/2011 15:57



J'ai jamais eue le courage d'aller au bout de ce jeu. La plateforme en vue fps c'est sympas au début mais sa lasse vite.