Enfilez votre veste en tweed car c'est le test d'Alan Wake

Publié le par Pseudoless

Fondé en 1995, le studio finlandais Remedy est surtout connu pour Max Payne et sa suite Max Payne 2 : The Fall of Max Payne. Ces jeux de tirs à la troisième personne à l’ambiance de polar noir très soigné et à la narration exemplaire. En 2005 Remedy présenté Alan Wake comme un survival-horror open world mais très vite le projet tomba dans l’oubli, avant de refaire surface bien plus tard alors que le jeu semblait tout bonnement annulé. Et c’est finalement en 2010 qu’Alan Wake voit le jour sur Xbox 360, après 5 longues années de travail.

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Un scénario intriguant



Alan Wake est un écrivain à succès victime du syndrome de la page blanche depuis deux ans. Déprimé et irritable par son incapacité à écrire la moindre chose, son couple montre des signes de faiblesses. Sa femme Alice décide donc de l’emmener se ressourcer dans une petite ville perdu en pleine forêt du nom de Bright Falls. Mais sa femme va alors disparaître et Wake va s’apercevoir que son dernier roman prend vie devant ses yeux. Un roman qu’il ne se souvient pas avoir écrit. Commence alors un long cauchemar pour Alan Wake, entre hallucination et réalité, pour tenter de sauver sa femme et comprendre le mystère du manuscrit. Voilà un bref résumé de l’intrigue d’Alan Wake. Et en dire plus serait gâcher le suspens et saborder le meilleur atout du jeu. Son ambiance et sa mise en scène.

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Fini les niveaux, bienvenue aux épisodes


 
En 2005 ; Alan Wake se voulait un survival open world mais Remedy se rendit vite compte de l’incompatibilité de ces deux styles de jeux. Du coup en 2010, le jeu est devenu un thriller psychologique plus dirigiste. Pas de monde ouvert à la GTA mais des couloirs assez larges pour donner l’impression que l’on peut un peu se balader et se perdre dans les bois de Bright Falls. Une histoire sous forme épisodique, à la manière d’une série télé. Avec tout ce que cela implique, cliffhanger de fin d’épisode, générique et résumé des épisodes précédents avant chaque nouveau chapitre. Une idée déjà exploité (dans le dernier Alone in the Dark par exemple) bien retranscrite ; idéale pour les gens espaçant leurs sessions de jeu.


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La lumiere reste ton meilleur ami (aprés barry et la pancarte)



Vous dirigez Alan Wake, avec une vue à la troisième personne, luttant pour sa survie. Votre meilleur ami, la lumière. Car une ombre étrange semble vous poursuivre et rend la population relativement peu accueillante. Recouvert de ces ténèbres, les armes à feux seront inefficaces. A moins de les affaiblir préalablement avec votre lampe troche (ou autre source de lumière vive) dissipant assez les ombres pour pouvoir vous débarrasser des vos ennemis définitivement. Alan Wake peut se scinder en deux parties. Les phases diurnes où le jeu est plus accès sur l’exploration. Et les phases nocturnes où l’écrivain se retrouve souvent seul, en plein brouillard, pourchassé par la nuit. Un gameplay simple, trop simple diront certains mais qui à le mérite d’être plaisant. Les combats sont très agréable et biens mis en scène. Et si vous disposez d’un stock de munition conséquent (en mode normal tout du moins) il ne faut pas oublier une chose. Alan Wake est écrivain ; pas un ancien des S.T.A.R.S dopé aux hormones. Et même si votre énergie remonte automatiquement, un coup de tronçonneuse et un coup de pelle et c’est terminé. Wake est ce que l’on appel un random people ; ce n’est pas un héros de jeu vidéo a la musculature imposante. C’est le protagoniste d’une histoire étrange et sordide. Quelqu’un de banal qui se retrouve dans une histoire qui le dépasse. Comme la plupart des personnages principaux de la série Silent Hill.



Défaut techniques et alors?

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5 ans ont passé depuis l’annonce d’Alan Wake ; et en 5 ans il s’en est passé des choses dans le monde du jeu vidéo. Du coup ce retard se fait sentir à plusieurs points. L’animation présente quelques lacunes et le caractère pataud et rigide d’Alan qui peine à sauter une petite barrière, la modélisation des visages n’est pas au top et visuellement (même si le titre est plein de charme) on sent par moment le poids des années. Mais l’on pardonne ; et pourquoi ? Et bien parce que la sauce prend merveilleusement bien. Car tout comme Max Payne ; Alan Wake dispose d’une ambiance et d’un scénario en béton très bien écrit.

Avec tout un tas de référence à la littérature et au cinéma d’horreur ; mais aussi des similitudes avec Max Payne. L’utilisation de ralentit, les monologues internes du protagoniste ou encore les fausses séries de télé que l’on peut apercevoir dans les deux jeux. Des éléments chers à Remedy.





Dans ce genre de jeu, l’aspect sonore est extrêmement important. Et encore une fois, Remedy nous prouve leur talent à nous mettre dans l’ambiance. Avec une bande son sublime qui vient parfaire l’univers. Un doublage anglais parfait et une VF qui n’est pas en reste pour autant. Les bruitages et les sons sont très convainquant et rendent vraiment bien.

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L'ambiance avant tout.


On ne le dira jamais assez ; l’ambiance d’Alan Wake est saisissante et l’on plonge allègrement dans les cauchemars du pauvre romancier.

Pour ce qui est de la durée de vie. Entre 12 et 15 heurs sont nécessaires pour terminer le mode normal, (edite de soichiro: Si tu enleve les moment on l'on reste betement à ecouter les perssonnage parler et regarder le paysage tu retombe bien vite à 7-8 heures, oui oui je suis cruel avec la durée de vie)  un peu plus si vous comptez obtenir toutes les pages de manuscrit (narrant les événements passés et futur qui attendent Wake) ou toutes les thermos de café (oui vous avez bien lu, Wake marche au café). Ajoutez à cela un mode cauchemardesque (soit très difficile) qui se débloque une fois l’aventure finie une première fois et vous obtiendrez une durée de vie tout a fait correcte pour les jeux d’aujourd’hui et un survival assez long.







Console : Xbox 360
Editeur : Microsoft Game Studios
Développeur : Remedy
Genre : Thriller psychologique
Mode de jeu : 1 joueur uniquement





Réalisation : 17/20
Prise en main : 16/20
Durée de vie : 15/20
Difficulté : 15/20
Bande son : 18/20


L'avis de Pseudoless:

 

17/20 

  

 

Conclusion

5 ans d’attente qui n’ont pas été vaines. Alan Wake propose une ambiance saisissante et une intrigue maitrisée. Beaucoup reprocheront la répétitivité du jeu. Mais Remedy nous a toujours proposé des jeux au gameplay simple mais accrocheur. Finalement Alan Wake possède quasiment les mêmes qualités et les même défauts que Max Payne. Peu d’actions différentes mais un univers et des personnages très travaillés. Car à aucun moment on ne s’ennui. C’est bien la preuve que l’ambiance marche du tonnerre. Un superbe thriller au contraste lumineux exacerbé.

Publié dans Test

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Emilie 04/12/2010 00:51



Ce jeu ma toujours beaucoup interesser et ton article donne vraiment envie d'y jouer malheureusement j'ai pas de Xbox360... ><