Assassin's Creed Brotherhood, la confrérie à l'heure du test

Publié le par Soichiro-damma



Alors qu'Assassin's Creed II avait cartonné lors de sa sortie, Ubisoft s'est empressé d'officialiser un nouvel opus sur console HD. Non il ne s'agit pas d'Assassin's Creed III, mais bien d'une tentative flagrante de profiter du succès d'une licence pour faire du bénéfice avec un épisode qui vient s'imposer entre le deuxième et le troisième volet. Assassin's Creed Brotherhood ne partait pas avec la bénédiction des joueurs qui se sentaient trahis (un an entre ACII et Brotherhood seulement). Brotherhood partait bien mal, mais qu'en est-il vraiment, Ubisoft a-t-il maquiller son épisode 2.5 un minimum ? 

 

Assassin Creed Brotherhood X360 PEGI 2D

La capuche entre deux chaises



En ce qui concerne l'intrigue de cet Assassin's Creed Brotherhood, elle fait directement suite à celles d'Assassin's Creed II et il sera donc toujours question d'Ezio Auditore et de la renaissance italienne. L'assassin venait d'en finir avec Rodrigo Borgia, le templier devenu pape après moult complots, du moins croyait-il en avoir fini, le bougre ayant mis les voiles et quitter Rome. Concrètement, Brotherhood raconte la guerre entre Ezio et la famille Borgia, oui je sais c'est un peu expéditif comme résumé, mais je souhaite éviter le maximum de spoil à ceux qui liraient ces lignes sans avoir encore touché un seul épisode de la série. Le joueur va donc une nouvelle fois contrôler Ezio et Desmond avec ce coup-ci, Rome comme unique destination. Un choix un peu étrange, une seule ville alors que le deuxième opus en compté quatre. Une unicité justifiée par la taille de la ville selon Ubisoft, mais une fois le jeu en main et bien que
Rome propose une certaine diversité d'architecture (ville, campagne ...), on en fait rapidement le tour.Ce n'est là qu'un des nombreux reproche que l'on pourra faire au jeu, mais intéressons nous d'abord un peu aux aspects positifs.


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Du neuf pas toujours blanc immaculé



En bon épisode 2.5 qu'il est, Brotherhood propose son lot de petit ajout plus ou moins discutable censé améliorer une formule déjà bien retravailler depuis Assassin's Creed premier du nom. Pour ce qui est du gameplay pur et dur, pas de bouleversements,
on court, on saute et on se bat toujours aussi aisément, peut-être même trop dans ce volet, le tout donnant l'impression que tout a été encore rendu plus accessible. Au rayon des nouveautés qui apportent véritablement quelque chose on notera l'apparition (enfin) de l'arbalète, une arme extrêmement utile,la possibilité (en combat) de briser la garde de ses adversaires à l'aide d'un coup de pied bien sentit ainsi qu'un système de mise à mort ultra rapide qui rend l'extermination d'un groupe de soldat encore plus rapide et dynamique. Un système basé sur la pression d'un joystick pas vraiment ergonomique et souvent Ezio exterminera tout le monde sans que le joueur ait réellement compris ce qui ce passé ni même effectué les actions à la manette (quand je vous disais que le jeu avait encore été simplifié). Au rayon des idées qui auraient pu être bonnes si elles avaient été bien exploiter ; l'utilisation du cheval dans la ville qui se révèle pas franchement utileet raide. Autre feature loupée et là c'est nettement plus grave, la possibilité pour Ezio de former des apprentis assassin puisqu'au final Ezio ne fait que les recruter avant de les envoyer exécuter des contrats dans toute l'Europevia un menu prévu à cet effet. Le joueur n'a donc aucun contrôle véritable sur ses poussins et le constat et le même lorsque le moment vient de s'en servir en situation réelle. En effet, une simple pression sur un bouton les fait rappliquer, se battre quelques instants et disparaître aussitôt. Oublier donc la possibilité de former un petit gang dans les rues de Rome, de la même façon qu'il est impossible de customiser ses assassins avec des spécialités. Quand on sait que c'était LA grande feature nouvelle de Brotherhood on ne peut qu'être déçu devant un tel manque de profondeur.

 


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Un 2.5 plutôt porté sur le 2



Et là on touche un point important de Brotherhood, son
manque de profondeur d'un point de vue global.Si Brotherhood propose de bonnes idées de façon sporadique (principe des tours Borgia pour libérer Rome de leur influence, énigmes, séquences de plates-formes, moments plus épiques ...) il apparait clairement comme un jeu mal optimisé.  Moteur graphique qui a clairement atteint ses limites, bug de collision, bug d'affichage ultra-présent, clipping ultra-violentavec des cavalier qui apparaissent devant vous comme par magie ; c'est à se demander par moment si Brotherhood n'a pas sauté la phase du beta-test pour coller au calendrier des sorties. Des défauts qu'un scénario moyen et qu'une durée de vie, elle aussi très moyenne, ne sauront rattraper. Une durée de vie d'une bonne dizaine d'heures pour boucler l'intrigue principale, toujours gonflée par des sous objectifs annexes tels que les drapeaux ou les plumes, mais ici si facile à attraper que l'intérêt s'est envolé avec le challenge. L'autre nouveauté apportée par Brotherhood censé rallonger la durée de vie et l'expérience de jeu qui avait pas mal interrogé est la présence d'un mode multijoueur.


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Un multi joueur, mais pas trop



Un multijoueur qui se passe du côté des templiers qui entraînent des agents afin de lutter contre les assassins. Une petite intro explique succinctement le prétexte trouvé pour expliquer la présence d'un tel mode dans un jeu à la base prévu pour le solo. On se souvient que Bioshock avait aussi fait le coup du multi dans Bioshock 2 et que le final était plutôt sympa, sans forcément avoir de quoi inquiéter les poids lourds du multi comme Gears of War, Halo ou Call of Duty. Du coup on lance le multi avec une pointe d'optimisme et on déchante rapidement. Non
le multi n'est pas totalement à jeter, mais une fois de plus ; Brotherhood nous prouve son manque de finition avec  quatre pauvres mode de jeu, un système mal peaufiner et une frustration quasi-constante qui en découragera plus d'un.  Si le rythme un peu moins speed qu'un FPS multi et le principe de jeu de chat et de la souris a le mérite de changer avec ce que le multijoueur fait habituellement , le manque de contenu et de finition ne permettront pas au multijoueur de Brotherhood de doubler sa durée de vie, seulement quelques parties au début et peut-être une ou deux autres en de rare occasions ... à moins de jouer avec des amis. Le pari n'était donc pas gagné d'avance pour Ubisoft de vouloir intégrer un multijoueur et au final, sans être brillant ou exécrable, le tout est tout de même correct.

 

 

Console : Xbox 360 (existe aussi sur PS3)

Editeur : Ubisoft

Devloppeur : Ubisoft

Genre : Action/Aventure

Mode de jeu : solo + multijoueur online

 

 

L'avis de PsEuDoLeSs:





15/20

 

 

Jouissant des qualités du second volet, Assassin's Creed Brotherhood est un épisode 2,5 et cela saute aux yeux dès les premières minutes de jeu jusqu'à la fin, mais ce qui choque avant tout c'est le manque flagrant de finition qui fait clairement penser que le jeu a été sorti alors que deux-trois mois supplémentaires n'auraient pas été du luxe. Encore simplifié, plus court, un scénario pas plus intéressant que cela, des bugs en pagaille, un moteur qui montre clairement ses limites. Ce volet de la série d'Ubisoft est à la limite du recevable malgré quelques bonnes idées (recrues, arbalète ...)bug d'affichage à foison, multijoueur interéssant, mais pas encore assez peaufiner.  Tout manque d'une petite dose de travail supplémentaire. Heureusement que les bases d'ACII étaient plus que solide, car un Brotherhood sur celle d'Assassin's Creed premier du nom n'aurait pas tenu une seconde. C'est à se demander si ACII et Brotherhood n'étaient pas censés être un seul et même jeu à la base, qu'un calendrier trop juste aura scindé en deux et c'est donc avec une certaine frustration que l'on réalise qu'Ubisoft prend les joueurs en otage avec un jeu dont le scénario est nécessaire pour qui veut suivre l'épopée des assassins et tout ce que l'on espère, c'est qu'ils pendront un peu plus de temps et se serviront de l'argent gagné pour pondre un troisième volet à part entière réellement innovant, car des coups de ce genre ne passerons pas indéfiniment.

 

 

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" Brotherhood n'est certes pas un mauvais jeu, mais le tout ne crève pas non plus le plafond "

 

 

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Publié dans Test

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Commenter cet article

Soichiro-damma 13/12/2010 18:57



Le jeu n'est pas à jeter mais il a quand même un arriere gout d'arnaque



Mario Mario 13/12/2010 15:43



ça va ça donne envie quand même :)